Le secteur automobile français a connu de grandes marques aujourd’hui disparues. Certaines ont largement favorisé l’essor de l’industrie nationale.

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Quand on parle de marques de voitures françaises, on pense généralement à celles qui existent encore. Malgré leur célébrité, ces dernières ne sont pas les seules qui ont fait la fierté de l’industrie automobile nationale. De nombreux fabricants aujourd’hui disparus ont également contribué à l‘essor du marché des voitures en France. Explorons l’histoire pour mettre en lumière certaines enseignes qui n’auront pas survécu jusqu’à ce jour.

Panhard-Levassor

En 1891, René Panhard et Émile Levassor mettent sur pied la première fabrique de voitures à pétrole du monde. Vainqueur de la course Paris-Bordeaux-Paris en 1895, Émile meurt lors d’un parcours Paris-Marseille-Paris l'année suivante. Durant la période 1910 à 1930, l’entreprise propose des modèles innovants et luxueux très remarqués lors des concours d’élégance. Le constructeur automobile propose également des voitures moins chères comme les Dyna X et Z, les PL 17 et 24, etc. En difficulté financière, Panhard-Levassor vend sa branche automobile à Citroën en 1965.

Delahaye

En 1845, Émile Delahaye fonde à Tours une entreprise se spécialisant dans la construction d’équipements pour la fabrication de briques. Progressivement, la société produit des moteurs automobiles et fabrique la première voiture à allumage électrique en 1895. En 1935, Delahaye acquiert son concurrent Delage et lance son modèle phare, le type 135, qui combine luxe et performance. La firme de Tours peine à percer dans le segment du haut de gamme après la Seconde Guerre mondiale. Son parcours prend fin lorsque Hotchkiss la rachète en 1954.

Delage

C’est en 1905 que l’entreprise de Louis Delâge voit le jour. Initialement, il s’agit d’une usine d’assemblage où les moteurs et les châssis sont revêtus d’une carrosserie confectionnée par Delage. La première voiture obtenue est une "Type A" avec une motorisation de Dion-Bouton, un fabricant concurrent. En 1912, la firme de Levallois-Perret se délocalise et produit un moteur à 6 cylindres. Après la Première Guerre mondiale, le constructeur se lance dans le segment de luxe et les courses de voitures. Malgré ses nombreux succès, Delage est fragilisée par la crise de 1929. L’ancienne gloire française fait faillite en 1935. Elle sera ensuite revendue à Delahaye.

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